Ma romance à Bali (début)

Mon voyage à Bali: un véritable «mange, prie, aime»
à la sauce Harlequin. 😛


 

Préambule.

(Conversation Facebook entre mon amie Cassandra, en direct de l’Australie – où elle passe la dernière année – et moi, en direct de Montréal.)

–         Miss Péchés Mignons, va-t-on à Bali au lieu des îles Fidji ce printemps? Mon cousin m’a dit que les îles Fidji sont surévaluées. En plus, c’est près de l’Australie, et ce n’est pas cher.
–          Hum… Bah oui, Cass., pourquoi pas?

***

Deux semaines plus tard, le soir de la St-Valentin… Une formation Blackberry à mon agenda. Archi nulle avec mon téléphone intelligent, je me suis bookée un petit cours gratuit de 30 minutes en soirée. Je passe à deux doigts de ne pas m’y pointer. Le temps est glacial, et après une journée de travail intense, je ne désire qu’une chose: relaxer. Coincée entre 15 passagers dans le métro de Montréal, et pourtant presque rendue à destination, je me décide: je n’y vais pas. Or, voilà que le service de métro se met à ralentir… à un tel point que je change tout bonnement d’idée. «OK, c’est bon, aussi bien y aller, hein… Sinon, j’en ai pour une heure avant d’arriver à la maison de toute façon!» Alors je débarque.

C’est fou, mais ma vie aurait pris une tournure complètement différente si, à ce moment précis, j’aurais fait le choix de rester dans le wagon au lieu de me pointer à ma formation.

En route vers le commerce, frigorifiée, je me demande vraiment ce que je fous! Me rendre à cet endroit le soir de la St-Valentin… J’ai beau être célibataire… qui d’autre que moi peut bien s’organiser une telle formation le soir de la fête des amoureux, au cœur même de l’hiver, hein?! Tsss…

Or, dès que je pousse la porte du commerce, je sais que j’ai fait le bon choix. Sur les lieux, un jeune homme d’une extrême beauté et d’une grande courtoisie. Sans aucun doute, mon formateur. «Oh! Bienheureuse d’être venue», pense-je, amusée.

Une superbe rencontre qui dure plus d’une heure. Le courant passe. La conversation coule à flots. Il me fait une forte impression. Et drôle de coïncidence: nous apprenons que nous serons tous les deux en Indonésie au printemps – lui pour le travail, moi pour le plaisir! Eh bien, dis donc!

Il me laisse sa carte. Nous allons rester en contact. Wow mais quelle rencontre! Je quitte les lieux avec un large sourire étampé sur le visage. En fait, je souris bêtement tout au long de mon retour à la maison. Je veux en apprendre davantage sur cet homme! Que fait-on dans ce cas? Une petite recherche Google… 😉 Et ce que j’apprends sur lui me renverse. Patapow-pow! Des feux d’artifice dans mon cœur. Pour la première fois de ma vie, moi, la cérébrale en amour, j’ai un coup de foudre…

Trois semaines plus tard, je lui envoie un petit courriel pour l’informer de mes dates de voyage. Puis, il me donne les siennes. QUOI?! Les jambes me flanchent. C’est confirmé! Nous allons être quatre jours EN MÊME TEMPS à Bali!!! Je n’en reviens tout simplement pas! Le gars que j’ai rencontré le soir de la St-Valentin, en l’occurrence, mon premier coup de foudre à vie… sera à Bali au même moment que moi! C’est le destin! C’est le destin!!!

Ainsi, après quelques petites rencontres formelles à Montréal, nous nous retrouvâmes sur l’île des dieux à la toute fin de mon voyage de trois semaines en Asie. Une belle conclusion à ce périple!

Fin de l’avant-propos. Que le voyage commence!


 

Se rendre à Bali: une vingtaine d’heures de vol, et un billet d’avion assez cher merci. Pour le même prix, aussi bien agrémenter le trajet d’autres escales! 😉 Ainsi, je me booke un vol aller-retour Montréal-Tokyo (Japon), à l’intérieur duquel je me booke un vol aller-retour Tokyo-Kuala Lumpur (Malaisie), à l’intérieur duquel je me booke un vol aller-retour Kuala-Lumpur-Bali… L’arbre est dans ses feuilles, marilooon, marilééé! L’arbre est dans ses feuilles, mariloon, doon, déé! Un seul voyage, trois destinations – le même montant d’argent dépensé (ou presque)! Youppidou!

Armée de mon fameux sac à dos de 50 L, j’effectue les deux premiers tronçons de mon périple en solo. Après avoir vu de mes yeux vus des sumos en pleine compétition à l’aréna Ryōgoku Kokugikan de Tokyo (à lire bientôt: mon billet sur la capitale nippone!) et admiré les fameuses Petrona Towers illuminées le soir à Kuala Lumpur (pas mal la seule chose que j’ai faite de mes 24 heures passées en Malaisie! 😝), j’atterris à Bali. Mon amie Cassandra, arrivée la veille de l’Australie, vient m’accueillir à l’aéroport Denpasar.

–          Allô ma nouèèèèère!!
–          Allôôôôôô!! Trop heureuse de te revoir!

Bisous, gros câlins. Des retrouvailles après un an, tout de même!

Et nous nous rendons à notre hôtel en taxi. Le début d’un voyage de dix jours… en taxi! 😉 Oui, oui, parce qu’en payant le chauffeur 30$ par jour (15$ par cliente… pas mal accessible!), l’homme accepte de devenir notre chauffeur privé! Oooouh, là, là! La grande vie à petit prix, quoi!

(Mais vous savez quoi? Aventurières que nous sommes, nous faire porter sur un plateau d’argent d’un lieu à l’autre nous a finalement semblé trop bourgeois. Nous aurions préféré nous lancer corps et âme dans l’aventure: prendre des bus, faire du pouce, se promener en tuk-tuk… whatever, mais de grâce, pas un carrousel de Cendrillon!!! 😛 )

***

Bali, Bali, Bali… Cette destination est sur toutes les lèvres, et pourtant, mon amie Cassandra et moi ne sommes vraiment pas charmées par les lieux! Quitte à choquer les vendus de la destination (dites-moi ce que j’ai manqué; j’y retournerai avec plaisir reprendre le pouls de la place!), cette île, pour ce que j’en vois – dans les sentiers trop touristiques, je présume – me semble déshumanisée par le tourisme.

Après quelques jours passés dans l’archi troooop touristique Kuta – une sorte de ville occidentalisée, dénuée de l’âme qu’elle avait sans doute jadis – nous nous rendons à Ubud voir les rizières et le fameux village (mignon mais trop commercial – une sorte de Mont-Tremblant en version balinaise). Le soir même, nous assistons au réputé spectacle traditionnel qui met en scène de ravissantes danseuses indonésiennes.

Bali_danse
©tous droits réservés

Je me sens devant une scène de Walt Disney World (lire: un joli divertissement mais sans authenticité). S’ensuit, dans les jours suivants, une scooter ride sous la pluie torrentielle, une visite de la Monkey Forest peuplée de singes trognons, une promenade dans la brousse, une visite (fort attendue!) du site entourant le magnifique temple Tanah Lot… qui s’avère noir de monde. Diantre! Je me sens d’autant plus à Walt Disney World! Grande déception…

Bali_TanahLot
Le temple Tanah Lot: magnifique… et perdu dans la nature? Oh que non! À l’extérieur du cadre de la photo: des centaines de touristes et une myriade de commerçants! ©tous droits réservés

La blonde platine que je suis dans cette marre d’humains aux traits foncés attire les regards. Je me fais prendre en photos. Je joue à la star, souris pour les Kodaks, amusée, mais dans mon fort intérieur, je suis une Cendrillon désenchantée.

Bali_paparazzi
©tous droits réservés

Puis, ENFiiiIiiiIIIN!, Bali me dévoile une facette attrayante de son visage. À Kintamani, aux petites heures du matin, un guide nous fait monter à bord de son véhicule. Direction: le volcan Batur, pour une randonnée dans l’obscurité. Wout, wout! Le soleil se lève alors que nous sommes au sommet, à deux pas du cratère, entourées de nuages. Des filets de lumière éclairent notre petit déjeuner: des œufs et bananes grillés par la chaleur du volcan. La randonnée se poursuit jusqu’à 9hAM. Magique!

Bali_volcan
©tous droits réservés

Après cette escapade digne d’intérêt – dieu, merci! – nous terminons la journée à Toya Bungkah, dans l’impressionnant hôtel Ayu Kintamani Villa. Le grand luxe, oh que oui! Nous avons une piscine à débordement dans la cour de notre propre villa! (OUI, nous avons une petite maison de plaisance privée! OUIII, nous avons une cour privée!!! ). Description: nous poussons de grandes portes en fer forgé (de style forteresse, vous voyez le genre?) pour entrer dans notre fameuse cour, décorée de végétation luxuriante. Chaises longues, jacuzzi, petite piscine à débordement, salon avec télé plasma et salle à manger extérieurs (!). Ébahies, nous pénétrons finalement dans l’habitation. Chambre spacieuse avec portes patio donnant sur la piscine. Wow! Et une magnifique salle de bain extérieure de style zen avec pierres dans la douche. Majestueux! Le prix pour la nuitée: 20 000$. Mais noooon! Incroyable mais vrai: 120$ (réservation effectuée sur le site Agoda, qui offre des rabais fort alléchants). Soixante dollars par personne! R-I-D-I-C-U-L-E! Une telle location coûterait des milliers de dollars en Amérique… L’avantage de Bali: de sublimes hôtels à des prix mini; la grosse vie de bourgeois pour peu.

Ce jour-là, c’est la fête de Mr. Bali. Je lui envoie un petit courriel pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Happy Birthday, Mr. President! Dire que dans trois jours, je le verrai ENFIN sur cette île des dieux. 

Bali_chambre
La fameuse piscine à débordement donnant sur notre chambre, au Ayu Kintamani Villa! Watatatow! ©tous droits réservés

Entracte. Ce scénario de soi-disant biopic se déroulant dans le Walt Disney World indonésien, alias Bali, se poursuivra bientôt!

Qu’advientra-t-il de la Cendrillon désenchantée et de son Prince Charming?

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